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Choisir son aile quand on débute en parapente
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Vous venez de découvrir le parapente et vous faites vos premiers pas dans l'activité ? Choisir son aile n'est pas chose facile. Voici les conseils pour bien choisir son aile de Marc Boyer*, fondateur et gérant de Soaring Shop et de la Soaring Académie.
En premier lieu, il convient de préciser qu'il est indispensable d'utiliser une aile de catégorie EN A pour commencer à voler et ensuite progresser sereinement. C'est ce type d'aile qui conviendra pour un premier achat, sauf à de très rares exceptions : un public jeune, sportif, encadré, ayant du temps libre et un gros volume de pratique dès le départ.
Il est important de savoir que les ailes de la gamme EN A ne s'adressent pas uniquement aux débutants et aux écoles. En effet, elles s'adressent également à tous les pilotes qui volent occasionnellement, mais aussi à ceux qui, même très expérimentés, accordent beaucoup d'importance à la facilité et à la stabilité de leur voile.
Ainsi, chez Soaring, nous équipons régulièrement des pilotes performants et efficaces avec ce type de voiles. Ces pilotes se confrontent à des aérologies thermiques fortes et veulent garder un maximum de marge avec leur voile. Les ailes EN A actuelles offrent de plus en plus de performances. Elles permettent de voler très efficacement en thermiques et de réaliser de grands vols de distance. Chaque année, des vols de plus de 200 km sont effectués dans les Alpes, tout comme des parcours de 100 km sont réalisés dans les Pyrénées avec des ailes EN A.
"Voler avec une aile EN A ne ralentira pas votre progression. Au contraire, elle vous permettra d'optimiser votre progression en vous offrant un maximum de facilité au décollage, de stabilité dans la turbulence et d'accessibilité lors des sorties du domaine de vol, sans oublier les performances nécessaires en taux de chute et en finesse pour être efficace."
> Votre âge : nos capacités évoluent avec l’âge. Je suis jeune, j’apprends vite. On parle ici de coordination et d’agilité.
> Votre forme physique : est-elle bonne ? Est-ce que je pratique un sport régulièrement ? Ai-je une bonne condition physique ?
> Votre fréquence de pratique :je pratique toutes les semaines, une fois par mois…
> Votre pratique : même si vous êtes en début de parcours, vous pouvez déjà vous projeter en envisageant deux options : vols sur site ou vol rando. En réalité, on a souvent envie de faire les deux, mais une chose est sûre : il faudra un minimum d’expérience pour partir en vol rando. Vous devrez donc faire un choix entre une aile de construction « classique » ou une aile légère, dite « light ».
> Vos points faibles : par exemple, le gonflage et le maniement de l’aile au sol, ou un manque de contrôle et d’aisance dans la turbulence.
Chaque voile possède une fourchette de poids d’environ 20 à 25 kg. Votre poids total volant comprend votre poids nu ainsi que tout votre équipement : matériel de vol, vêtements, accessoires (casque, radio, instruments, poche à eau…).
Ce poids total volant est très souvent estimé à la baisse. Le seul moyen de le calculer avec précision est de monter sur la balance avec votre sac prêt à voler. C’est un point important, car il s’agit d’être précis dans vos mesures : 2 à 3 kg d’erreur, à la baisse ou à la hausse, changent déjà la donne et le comportement d’une voile.
Pour calculer son PTV lorsqu’on ne possède pas encore sa voile, il faut se peser habillé avec ses vêtements de vol, puis ajouter le sac de portage (parfois plus d’un kilo), ainsi que tous les accessoires, sans oublier la poche à eau.
Le PTV permet de calculer sa charge alaire en divisant son PTV par la surface à plat de son aile. Il est intéressant de savoir que les charges alaires ont tendance à augmenter avec la taille des voiles. On vole ainsi sous des ailes EN A avec des charges alaires d’environ 3 kg/m² pour des tailles XS et S, et des charges alaires de plus de 3,5 pour des tailles L.
Cette tendance à la hausse est également très nette avec l’augmentation de l’allongement des ailes. Plus les ailes sont allongées, plus leur charge alaire augmente. Ces charges alaires plus élevées garantissent à ce type de voile une bonne tenue structurelle. Ainsi, elles se déforment moins, bénéficient d’une meilleure glisse et d’une meilleure précision de pilotage. On vole en moyenne à 4,5 kg/m² de charge alaire avec une aile de compétition.
Il y a globalement trois façons de se positionner dans la fourchette du PTV pour optimiser son comportement sur des points très précis :
On choisit le début de fourchette pour obtenir des réactions au pilotage plus progressives, optimiser l’amortissement général de son aile, réduire les courses d’envol en améliorant la prise en charge au décollage, ainsi que bonifier son taux de chute et les montées en thermique.
Mais, d’un autre côté, voler en début de fourchette dégrade sensiblement la précision en virage, la glisse de l’aile et sa vitesse bras hauts. On peut aussi se retrouver avec des bouts d’ailes un peu plus fragiles.
Exemple : si la fourchette de l’aile est de 70 à 90 kg, le début de fourchette se situe entre 70 et 75 kg.
C’est la charge alaire du compromis, et celle qui convient globalement à la plupart des pilotes et des pratiques. Elle permet à l’aile d’être efficace dans tous les compartiments de vol : décollage, amortissement, précision en pilotage, vitesse et glisse.
Il est intéressant de découper cette plage de poids en deux sous-catégories : « milieu bas » et « milieu haut ».
> Dans le « milieu bas », on se rapprochera des comportements liés au « début de fourchette » : augmentation de la stabilité générale, valorisation du taux de chute, au détriment du rendement de l’aile.
> Dans le « milieu haut », on se rapprochera des comportements liés au « haut de fourchette » : comportement plus dynamique et meilleur rendement aérodynamique, au détriment de la stabilité générale.
Le milieu haut est idéal pour le vol sur site et le vol thermique.
Exemple : si la fourchette de l’aile est de 70 à 90 kg, le milieu de fourchette se situe entre 75 et 85 kg. Le « milieu bas » correspond à 75 à 80 kg, et le « milieu haut » à 80 à 85 kg.
On fait ce choix pour privilégier la précision du pilotage, le rendement, la vitesse et la glisse de son aile, au détriment de son amortissement général. L’aile est plus agile et offre ainsi un comportement plus dynamique et plus sportif.
Voler en haut de fourchette est une très bonne solution pour un pilote en pleine progression qui envisage, par la suite, de passer de la catégorie A à la catégorie B.
Le « milieu haut » est idéal pour le vol en soaring et le vol de distance.
Exemple : si la fourchette de l’aile est de 70 à 90 kg, le haut de fourchette se situe entre 85 et 90 kg.
> Le vol sur site : souvent orienté sur le vol en thermique : on volera globalement en milieu-haut de fourchette.
> Le vol en soaring : on choisira une aile assez rapide — plus de 35 km/h bras hauts — avec laquelle on volera plutôt en haut de fourchette.
> Le vol-rando : On oriente ses choix en tenant compte du poids et de la compacité de son équipement. Il est possible de constituer un équipement de vol pesant entre 5 et 8 kg. Deux points sont à ne pas négliger en vol-rando, et encore plus en paralpinisme : la facilité au gonflage et au lever de voile, ainsi que la prise en charge au décollage, qui doit être rapide.
Le poids de votre équipement est un facteur déterminant. La première question à se poser est : « Combien de temps, en moyenne, allez-vous marcher pour accéder à un décollage ? ».
D’autres questions peuvent également être envisagées : « Devez-vous systématiquement vous déplacer sur de longs trajets (voiture, train, covoiturage) pour aller voler ? » ou « Prévoyez-vous de voyager avec votre équipement (avion) ? »
Un sac léger et peu encombrant est en effet très appréciable. Aujourd’hui, la plupart des fabricants proposent des ailes légères, de plus en plus prisées. Chez Soaring Shop, nous avons fait le choix de diffuser uniquement les marques et produits bénéficiant d’une véritable expertise dans la construction de ce type de voile.
L’exercice est périlleux et demande un réel savoir-faire. Faire une aile légère est facile, mais fabriquer une aile légère et durable dans le temps est beaucoup plus difficile. Les marques que nous avons sélectionnées utilisent également les meilleurs matériaux du moment, que ce soit pour les tissus, les suspentes ou tous les éléments constituant leurs voiles.

Si vous optez pour une aile légère, vous devrez être plus vigilant avec les terrains agressifs (caillouteux, poussiéreux, sable) et avec le stockage (humidité interdite).
En revanche, en termes de solidité structurelle, une aile légère bien conçue — avec une structure interne optimisée et une répartition correcte des tensions — sera pratiquement aussi solide qu’une aile plus lourde, à condition d’éviter certaines manœuvres.
Au final, la durée de vie de nos ailes dépend beaucoup plus de la façon dont nous les traitons que de leur poids ou de leurs matériaux.
Chez Soaring, notre expérience de terrain est sans appel : les voiles de catégorie EN A, lorsqu’elles sont choisies avec justesse, sont de véritables accélérateurs de progression. Bien loin de limiter le pilote, elles lui offrent au contraire le cadre idéal pour évoluer sereinement, gagner en confiance et exploiter pleinement son potentiel.
Le bon choix, c’est celui qui préserve une marge essentielle entre les compétences du pilote et les exigences de son aile — une marge qui fait toute la différence sur le long terme.
Quand la marge devient trop faible, que la sérénité disparaît sous la voile, la progression s’arrête… et le plaisir aussi. C’est un signal qu’il ne faut pas ignorer : il est alors temps de revenir à une aile plus en phase avec ses besoins et son niveau.
Gardons-le en tête : sauf à très haut niveau, il est extrêmement rare qu’un vol soit manqué à cause de la voile. Dans la grande majorité des cas, les difficultés viennent d’ailleurs : technique perfectible, analyse incomplète, placement approximatif, décisions hésitantes ou encore manque d’endurance.
Autrement dit, la clé de la progression ne se trouve pas dans une aile plus performante, mais dans un choix plus juste.
"Un point essentiel à ne jamais négliger : la sellette. Quel que soit votre choix d’aile, son comportement dépend directement de la sellette à laquelle elle est associée. Une sellette instable ou mal réglée peut dégrader significativement les performances et la sécurité, même avec une excellente EN A. Soyez attentif à ce choix et, surtout, faites-vous conseiller."
Marc Boyer
Moniteur de parapente BEES et DEJEPS, qualifié SIV, speed-riding et mini-voile, pilote test Afnor et EN depuis 1989, ancien membre de l’équipe de France de parapente, BE alpinisme, moniteur d’escalade… et avant tout passionné de vol libre et de montagne.

Marc Boyer a testé le Race Up de Neo, un cocon ultra léger et haut de gamme alliant confort, précision et aérodynamisme. Destiné aux pilotes exigeants et aux voiles allongées. Il offre stabilité, matériaux robustes et accessoirisation optimisée, avec une grande durabilité malgré un poids légèrement supérieur.
Afficher la suiteCette deuxième de l'Arak Air 2, très attendue est spécialement conçue pour répondre aux besoins de très nombreux pilotes utilisant des ailes EN-B, et plus particulièrement à ceux qui recherchent une aile ultra-légère. Légère et étonnante de performance, Marc vous parle de cette nouvelle aile Skywalk !
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