2. L'inversion de subsidence
Dans un anticyclone, l'air s'affaisse et descend lentement. Il s’échappe sur les côtés en étant dévié sur sa droite du fait de la force de Coriolis. On vulgarise ces phénomènes en disant simplement : « les flux tournent sur leur droite dans un anticyclone ».
En descendant, cet air qui s’affaisse est comprimé et donc se réchauffe. Cette compression crée une inversion de température appelée inversion de subsidence, qui est située au-dessus de la couche convective.
Au début d'un épisode anticyclonique, cette inversion est généralement très haute.
C'est plutôt une bonne nouvelle, car elle limite le développement des congestus et des cumulonimbus.
Au fil des jours, l'anticyclone s'installe. L'inversion continue de descendre progressivement et finit par impacter la hauteur des plafonds.
En montagne, les meilleures journées correspondent donc au début d'un anticyclone où les plafonds restent suffisamment hauts.
Quand on monte en thermique pour faire le plafond, cette inversion est souvent impossible à voir, mais on la ressent très bien car lorsque les thermiques viennent buter contre ce véritable couvercle, ils génèrent souvent des turbulences parfois bien marquées.
Il arrive cependant que certains thermiques, suffisamment puissants, percent cette inversion au cours de la journée.
Si, pendant une montée en thermique, vous rencontrez soudainement une zone beaucoup plus turbulente, il y a de fortes chances que vous ayez atteint une inversion de subsidence