Pilote test depuis 25 ans, Marc Boyer connait parfaitement les parachutes de secours et leur utilisation. Nous avons fait le point à travers cet article de Parapente Mag.

Les secours "carrés", c’est vraiment mieux ?

Oui, car un peu plus performant dans tous les domaines. Plus rapide à l’ouverture : c’est important quand on ouvre près du sol ! Meilleur taux de chute. Plus stable. Au final on est gagnant. Même si les hémisphériques restent un bon compromis, un pilote qui s’équipe aujourd’hui a intérêt à choisir un secours dernière génération : carré. La différence de prix est justifiée.

Rappelle nous "le bon geste" pour lancer le secours

Le plus important, c’est de faire régulièrement une action “poignée témoin” : on vient toucher la poignée du secours sans la regarder, afin de mettre en place l’automatisme d’extraction. Si un jour vous devez sortir le secours en réel, cela permettra de saisir instantanément la poignée et de gagner ainsi de précieuses secondes. Ensuite, le deuxième point le plus important est de jeter le secours avec un maximum d'élan et de vitesse. Le pire est de laisser tomber son secours une fois qu'il est sorti de son container.  Le secours doit être jeté dans le sillage du vent relatif mais de façons différentes en fonction de la situation. En autorotation installée appelée aussi SAT du pauvre,  il faut lancer le plus fort possible, vers l’arrière et vers le haut pour éviter que le secours se fasse faucher par la voile qui tourne autour du pilote. Sur une fermeture asymétrique à droite avec une poignée positionnée à droite, on lancera à droite et vers l’arrière. La plupart des poignées de secours sont prévues pour des droitiers : les gauchers doivent donc, plus que les autres, travailler l’automatisme d’extraction. Trop peu de pilote font des actions de “poignée témoin”, c’est pourtant la base

Quand doit-on faire secours ?

Quand on perdu le contrôle de sa voile et ses repères/sol. Mais avant de tirer, si le pilote est encore capable d’estimer sa hauteur/sol et s’il a plus de 100m de gaz sous les pieds, je conseille avant de tirer, de se mettre debout dans la sellette pour rétablir son équilibre, puis relever les commandes à hauteur des yeux pour optimiser la reconstruction de l’aile. Si l’aile reste impilotable, il faut tirer.

Secours ventral direct sur les maillons principaux, ça marche ?

Bien sûr ! Mais le pilote devra se relever dans son cocon ou sa sellette. Avec un ancrage épaule, le pilote est automatiquement remis debout dans son harnais lors de l’ouverture. Avec un ancrage aux maillons de la sellette, c’est au pilote de le faire. L’intérêt du montage direct aux maillons est de pouvoir lancer son secours à droite ou à gauche selon que l’aile tourne en autorotation à gauche ou à droite. De plus, l’installation du secours est très rapide.

Comment affaler la voile ?

Le plus simple est de la neutraliser avec les commandes de freins. C’est bien plus simple que de tirer les “B” ou les “C”. Il suffit de faire 3 ou 4 tours de freins pour d crocher sa voile qui viendra se positionner à côté du secours. Cela fonctionne avec toutes les voiles, solo et biplace. Il faut juste trouver le nombre de tours de freins à faire pour éviter de trop vidanger la voile (ce qui la rendrait plus instable).

Où faut-il se situer dans la fourchette PTV du secours ?

Prenons deux exemples : un pilote jeune qui fait de la distance et vole parfois près du sol dans des aérologies fortes... il devra privilégier la vitesse d’ouverture et se mettra donc plutôt en haut de la fourchette de poids de son secours. Par contre, un pilote âgé qui vole en air calme sur sites encombrés devra privilégier le taux de chute, car il est exposé à un risque de collision et il est moins tonique que les jeunes pilotes. Quoi qu’il soit, se mettre en bas de fourchette n’est pas forcément une bonne idée : un secours fonctionne comme un parapente et, en bas de fourchette, un secours se déforme dans la turbulence, perd de la stabilité, ferme plus facilement. Evitons les tout début et fin de fourchette de poids.

Pliage annuel, nécessaire ?

Oui, car cela peut faire gagner une ou deux secondes. Dans certains cas ça fera la différence. Le top, c’est de laisser son secours quelques heures à l’air libre avant de replier, pour libérer l’électricité statique.

Et le secours dirigeable, vraiment plus compliqué ?

Non, c’est juste une question de formation. Un pilote qui monte un secours dirigeable doit vraiment aller sur l’eau pour apprendre les bons gestes, car ça ne s’improvise pas. Les secours type “Base System” marchent aussi très bien mais ils sont lourds et assez chers.

Conclusion ?

Souvent, les pilotes ne prêtent pas assez d’attention au choix de leur parachute. Certains ne connaissent même pas la marque de leur secours. D’accord, ce qui compte c’est d’en avoir un, mais on peut affiner son choix en fonction de sa pratique et de sa charge alaire pour en optimiser les performances. Il faut faire au moins une ouverture en réel sur l’eau, enstage SIV par exemple. Et bien sûr, "poignée témoin" à chaque vol !

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