Une fois en vol, le contact avec l’aile est très clair grâce à des commandes assez fermes. Quelques centimètres suffisent pour créer un lien tactile évident. Comme la Delta 5 (que j’avais essayée au printemps), l’Alpina 5 donne une impression de grande stabilité dans les mouvements aérologiques.
La différence de poids entre les deux voiles (environ 1 kg) joue en faveur de l’Alpina 5. Plus légère, l’Alpina 5 a moins d’inertie et ses abattées sont de fait un peu moins marquées.
Je suis également surpris par la facilité avec laquelle l’aile part en courbe. Ses commandes sont fermes, mais un peu moins que sur la Delta 5, car l'Alpina est un peu moins tendue, moins « poutre », plus souple. Dans les spirales, l'Alpina 5 n’a pas tendance à faire des remises à plat : c'est le signe d’un très bon équilibre en virage. La conduite des virages est donc simple, y compris si vous faites l’erreur d’être un peu lent au départ.